Jesus le Fils de Dieu

Jesus le Fils de Dieu

On vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez


On vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Matt. 7/2 (trad. L. Segond)

Évangile de St Matthieu 7/2 : " Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l'on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez."..

Voir aussi Évangile de Luc 6/38 : " Donnez, et il vous sera donné : on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis."

 

 " On vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez " : Si cet enseignement de Jésus-Christ semble "logique" quoiqu'il invite à une application pas toujours évidente, il demeure le fondement même du savoir gérer ses relations avec tous et en toutes circonstances. C'est la sagesse de Dieu : " Heureux les doux car ils posséderont la terre, " (Matthieu 5/4 en traduction Bible de Jérusalem) - " Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !" (En traduction Louis Segond).

 

Pour la majorité des versions bibliques : L. Segond, Bible de Jérusalem, Bible du Semeur, Osterwald, Martin .. (la liste n'est pas exhaustive) la traduction adoptée est : " On vous mesurera..".

Pour les versions Bible en Français courant  et "Parole de Vie" (qui s'aligne sur la précédente) la traduction est : "Dieu vous mesurera..".

La version Darby adopte un compromis en traduisant : " Il vous sera mesuré..".

Que ce soit directement Dieu ou les hommes qui nous mesurent (certains appellent cela "l'inconscient collectif") cela revêt une importance de second ordre ainsi qu'il en ressort dans le Livre de Job car, comme le traduit directement la B F C, Dieu est à l'origine.

Que nous enseigne "Job" ?

Ceci : Que, suite au défi qu'osa lancer Satan à Dieu, l'Éternel permit l'épreuve, plus exactement, Il permit au diable de faire du mal à Job, le fidèle serviteur. Cela était tout à fait injustifié, cependant Dieu le permit (dans un but). Et ce qu'il convient de retenir c'est que Satan ne put intervenir qu'avec la permission de Dieu : " L'Éternel dit à Satan : Voici, je te le livre : seulement, épargne sa vie."  (Job 2/6).

Il en fut donc ainsi pour Job mais ce cas est un cas d'exception qui trouve son explication en Job 1/ 6-12 et Job 2/ 1-7. Si nous subissions tous ce genre de mésaventure il serait compréhensible que l'on soit tenté d'accuser Dieu. Ce que fit Job sans, cependant, tomber dans la révolte contre l'Éternel.

Mais le chapitre 42 de l'histoire de Job remet bien les choses en place car cet épisode se termine très favorablement pour lui, avec cette phrase que l'on peut retenir : Job 42/5 :

" Mon oreille avait entendu parler de toi ;

Mais maintenant mon œil t'a vu."

 

Ce long préliminaire pour essayer de faire ressortir que Dieu a la toute puissance sur nos vies.

Ésaïe 45/ 6-7 :

" C'est afin que l'on sache, du soleil levant au soleil couchant,

Que à part moi il n'y a point de Dieu :

Je suis l'Éternel, et il n'y en a point d'autre.

Je forme la lumière, et je crée les ténèbres.

Je donne la prospérité, et je crée l'adversité ;

Moi, l'Éternel, je fais toutes ces choses."

 

Mais les hommes, néanmoins, y sont pour quelque chose même si Dieu contrôle tout.

Voici un cas parlant : celui de Jacob.

Jacob (ce qui signifie "supplanteur"), trompa son frère aîné Esaü et cela en vue d'une chose importante : obtenir le droit d'aînesse. Le droit d'aînesse, selon la Loi et les traditions patriarcales permettait au fils premier-né d'avoir une portion double de l'héritage et en faisait le chef de famille, le patriarche..

Ainsi Jacob, après qu'Esaü eut méprisé ce droit (Genèse 25/ 29-34), le lui ravit par ruse, avec la complicité de sa mère, Rebecca. Un jour Isaac, le père, âgé et étant devenu aveugle, déclara à son premier-né Esaü : Gen. 27/ 2-4 : " ...Voici donc, je suis vieux, je ne connais pas le jour de ma mort. Maintenant donc, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, va dans les champs, et chasse-moi du gibier. Fais-moi un mets comme j'aime, et apporte-le-moi à manger, afin que mon âme te bénisse avant que je meure."

Mais Rebecca, la maman, avait écouté la conversation qu'avaient eue Isaac et Esaü et en parla à Jacob, son préféré. Elle l'invita à se faire passer pour Esaü auprès de son père qui était aveugle, nous l'avons dit. Ainsi fut fait et au grand dam de l'aîné arrivé trop tard, Isaac bénit Jacob, lui accordant ainsi le droit d'aînesse.

Les conséquences de cette tromperie seront multiples.

Jacob obligé de fuir la colère de son frère, tout en obéissant à l'ordre de son père lui demandant d'aller chercher une épouse dans le pays où résidait sa famille, "va tomber" sur un homme encore plus rusé que lui qui le trompera à son tour. En effet, arrivé à destination, il rencontrera son futur beau-père, Laban, qui tentera de le gruger sur le produit de son travail, et ne lui accordant pas l'épouse que son gendre désirait mais lui donnant par ruse la sœur, pour laquelle Jacob n'éprouvait aucun amour. Ce subterfuge fut rendu possible par le fait que la coutume, à l'époque, voulait que la mariée se présente pendant les noces avec le voile intégral !

Devant les revendications  de Jacob la femme aimée lui sera accordée moyennant sept années de travail supplémentaires (Gen. 29/30).

Jacob aura toutes les peines du monde à quitter ce beau-père "intéressé". Outre cela, voilà un ménage où deux femmes se comporteront en véritables rivales, la femme mal-aimée obtenant grâce auprès de Dieu qui voyait le désamour de Jacob pour elle. Tandis que la préférée était stérile. Cependant Dieu accordera enfin deux fils à Rachel, la bien-aimée, mais, hélas, celle-ci décèdera en donnant naissance au second.

D'autre part Jacob ne reverra jamais sa mère.

Et pourtant Jacob était dans le plan de Dieu qui lui apparut et lui avait promis la bénédiction (Gen. 28/ 10-22).

Comment Jacob devenu Israël, ainsi appelé par Dieu dans la suite (Gen. 32/28 : " Il (Dieu) dit encore : ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur." Ici il faut comprendre que la lutte que mena Israël avec Dieu et avec des hommes est une lutte d'opiniâtreté.), comment pouvait-il avoir Dieu avec lui et souffrir autant ?

Soulignons ces deux passages de l'Écriture au sujet de Jacob :

Genèse 25/ 21-23 : " Isaac implora l'Éternel pour sa femme, car elle était stérile, et l'Éternel l'exauça : Rebecca, sa femme, devint enceinte. Les enfants se heurtaient dans son sein ; et elle dit : S'il en est ainsi, pourquoi suis-je enceinte ? Elle alla consulter l'Éternel. Et l'Éternel lui dit : Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront au sortir de tes entrailles ; un de ces peuples sera plus fort que l'autre, et le plus grand sera assujetti au plus petit."

Et surtout : Épître aux Romains 9/ 10-13 :

" Et de plus, il en fut ainsi de Rebecca, qui conçut seulement d'Isaac notre père (patriarche Juif), car  les enfants n'étaient pas encore nés et ils n'avaient fait ni bien ni mal (...), quand il fut dit à Rebecca : L'aîné sera assujetti au plus jeune, selon qu'il est écrit :

J'ai aimé Jacob

Et j'ai haï Esaü."

(Citation du Prophète Malachie).

Alors pourquoi ?

Il faut saisir que Dieu ne fait acception de personne, aux yeux de Dieu il n'y a pas de favoritisme (Deut. 10/17 : " Car l'Éternel, votre Dieu, est le Dieu des dieux, le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, fort et terrible, qui ne fait point de favoritisme et qui ne reçoit point de présent",..). C'est pourquoi : "on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez". C'est une leçon de vie sociale et un bonheur à saisir.

Personne n'a jamais haï sa propre chair (Ephésiens 5/29).

On ne peut faire l'impasse sur notre propre bonheur. Suivons les voies de Dieu.

    

 


03/11/2014
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