Jesus le Fils de Dieu

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La lettre à l'Église de Pergame (4/4)

images.jpg  Les sept Églises de l'Apocalypse

Leur caractère, leurs manquements.

 

La  lettre à l'Église de Pergame    (4/4)

 

Apocalypse 2. 17a : " Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Églises : A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée,"..

 

Christ est le pain vivant descendu du ciel (Jean 6. 51, 58) dans ces versets cette métaphore est employée par Jésus pour faire allusion à la manne que mangeaient quotidiennement les Israélites dans le désert mais qui était de la nourriture périssable.

En Exode 16. 32-33 (16. 33 : " Et Moïse dit à Aaron : Prends un vase, mets-y de la manne plein un omer (récipient d'une contenance de 3 litres 50), et dépose-le devant l'Éternel, afin qu'il soit conservé pour vos descendants.") nous voyons  que le Seigneur demande à Moïse de déposer de la manne dans l'arche de l'Alliance (pour que les enfants d'Israël se souviennent de la fidélité de Dieu  à leur égard).

Nous savons que Moïse était celui qui accomplissait fidèlement la volonté de Dieu. Ainsi on peut penser que la manne représente la volonté révélée de Dieu pour celui qui la reçoit. Elle est cachée, c'est à dire révélée au (x) seul (s) vainqueur (s).

De plus nous savons que seul le Chrétien peut recevoir cette manne qui est cachée pour le monde : Colossiens 3. 2-3 : " Attachez-vous aux choses d'en haut, et non à  celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en  Dieu."

 Ainsi, comme l'a noté quelqu'un, à  la place des viandes sacrifiées aux idoles et qui mènent à la mort, le pain de vie (Christ) apporte au vainqueur la vie éternelle dès ici-bas et pour l'éternité, et cela est caché aux yeux du monde.

 

Apocalypse 2.17b : " ..et je lui donnerai un caillou blanc ; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit."

Ici une allusion aux cailloux que l'on donnait aux vainqueurs de jeux,  aux invités pour les banquets, billets d'entrée pour le théâtre, et autres gratifications. Dans l'Antiquité le caillou blanc était destiné également à signifier un acquittement au tribunal, par opposition au noir, qui symbolisait la condamnation. Et, gravé sur le caillou,  le nom du vainqueur ou du bénéficiaire. C'était un laissez-passer (d'après une note de Monsieur Kuen).

À partir de là l'Église pouvait réaliser quelle était la signification du message délivré par le Bon Berger.

 

Le nom nouveau

 

C'est le nom que l'on reçoit lorsque l'on est en Christ. (Le nom détermine l'identité de la personne, il peut déterminer aussi le caractère, la fonction, la destinée).

On retrouve cette notion de nom nouveau dans la traduction de la Septante au sujet de : Ésaïe 65.15 (A. Kuen).

Au ciel nous aurons un nom nouveau. Dans Apocalypse 21.5, le Seigneur déclare : .." Voici, je fais toutes choses nouvelles".. . Il est question de la "nouvelle Jérusalem", des nouveaux cieux et d'une nouvelle terre, de cantique nouveau (Apoc. 14.3), d'une nouvelle création.

Enfin beaucoup de personnages Bibliques eurent leur nom changé par Dieu. Cela désignait, pour la personne qui recevait ce nouveau nom, une marche en nouveauté de vie, leur appartenance au Seigneur, parmi ceux-ci : Abram qui devint Abraham ; Jacob qui devint Israël ; Simon que le Seigneur nomma Céphas (Jean 1.42) ce qui se traduit par "Pierre" ("..sur cette pierre je bâtirai mon Église.." Matthieu 16.18 : Paroles du Seigneur) etc..

 

.." que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit."

"Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles." (2 Corinthiens 5.17).

Il en est ainsi de notre nouvelle identité, elle est cachée en Christ. Le monde ne peut nous voir qu'avec les yeux de la chair, de l'apparence. Seul le Seigneur nous connaît personnellement, de façon intime. Nous avons dit que le nom exprime l'identité de celui qui le reçoit et, sa nouvelle identité lui étant personnelle, elle n'est connue que de Celui qui l'a donnée et que de celui qui l'a reçoit.

 

Conclusion

 

En ce qui concerne les deux Églises précédentes, Éphèse et Smyrne, au vu des textes, aucun écart doctrinal ne leur est reproché, sauf,  pour  Éphèse,  son manque d'Amour pour le Seigneur (ce qui est néanmoins fondamental).

Ici, à Pergame, une doctrine hérétique prend racine dans l'Église. Des membres de cette assemblée se compromettent avec le monde (syncrétisme). Mais dans l'Église de Thyatire, dont la prochaine lettre va faire l'objet de notre attention, c'est le monde qui rentre dans l'Église. 

 

 

 



04/10/2015
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