Jesus le Fils de Dieu

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la lettre à l'Église de Sardes 3/4

images.jpg  Les sept Églises de l'Apocalypse

leur caractère, leurs manquements

 

 

                                                                  La lettre à l'Église de Sardes   (3/4) 

 

 

 

 

Apocalypse 3/2a : " Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir  ; "..  :

" Veille, fais attention et repens-toi " dit le Seigneur.

 

Nous avons évoqué précédemment la mort spirituelle, et, bien qu'elle fut en péril, cette Église n'en était pas encore arrivée là, on l'a dit. De fait ce verset, contenant ces recommandations de Christ, nous prouve que l'Église de Sardes pouvait encore être sauvée, si elle le voulait. Car celui qui commet le péché contre le Saint-Esprit, étant mort spirituellement, ne possède plus aucune envie d'avoir une relation avec le Seigneur comme nous l'avons vu ¹ et c'est pour cette raison que Dieu ne peut plus "toucher" celui qui va connaître la seconde mort.

 

¹ voir en [2/4] les remarques sur le péché contre le Saint-Esprit.

 

1 Jean 5/16 b nous explique qu'il est inutile de prier pour " tel péché qui mène à la mort " . Il ne faudrait pas interpréter faussement que Dieu se désintéresse d'une créature qui est sur le point de mourir spirituellement. Non, la personne en question est déjà en état de mort spirituelle bien qu'étant vivante encore corporellement. Simplement ce que l'apôtre a voulu exprimer c'est que cette personne poursuit son chemin jusqu'à la fin de sa vie terrestre mais, assurément, elle ne pourra pas connaître la plénitude d'une vie avec Dieu dans l'Éternité.

 

Apocalypse 2/2 b : .. " car je n'ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu."

 

Citons www.koina.org qui nous fournit une très bonne analyse de ce passage : " Pourquoi le Seigneur dit-il : "J'ai remarqué qu'aucune de tes actions n'est parfaite aux yeux de mon Dieu" ? L'œuvre de Dieu est parfaite jusqu'au moindre détail, et Dieu attend des chrétiens que leurs œuvres soient parfaites aussi. ² Les chrétiens de Sardes n'étaient engagés dans leurs œuvres que de façon superficielle, comme on peut l'être par exemple en participant à un culte par habitude, en ne pensant pas vraiment à Celui à qui ce culte est rendu. (...) Dieu ne se contente pas d'une telle façon de faire et d'une telle attitude. "Mon œuvre est pour le roi ! Que ma langue soit comme la plume d'un habile écrivain " dit le psalmiste (Psaume 45/2b), nous devons garder cela à l'esprit et nous rappeler qui nous servons."

 

 

² Rappelons que les œuvres ne peuvent pas nous sauver (Éphésiens 2/ 8-9) mais, comme un arbre portant de bons fruits, elles témoignent de la qualité de notre vie en Christ (Éphésiens 2/10 ; Jacques 2/26). Voir Lettre à l'Église de Thyatire : "les éloges".

 

 

Apoc. 3/3 b : .." Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai te surprendre " 

Tout, à Sardes, nous l'avons vu, incitait l'Église à s'endormir, à ne pas veiller. L'absence d'épreuves, l'enrichissement, la "réputation mondaine" y ont grandement contribué.

La comparaison imagée de la brusque venue du voleur, dans l'Écriture, a déjà été utilisée pour parler du Retour du Seigneur (Matthieu 24/43) et "du Jour du Seigneur" (ex. 1 Thessaloniciens 5/2 ; 2 Pierre 3/10). ­­­³ Cette expression a pour but, dans le message Évangélique, de souligner l'effet d'extrême surprise produit par un évènement auquel on ne s'attendra pas lorsqu'il surviendra : " C'est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas." (Matthieu 24/44).

 

Cf. aussi http://jesus-le-fils-de-dieu.blog4ever.com  : article "Quand vous n'y penserez pas"

 

 

³ Il s'agit de deux évènements distincts

 

 

D'autre part l'allusion au voleur dont la venue peut surprendre revêtait le caractère d'un message fort pour les membres de l'Église de Sardes. Cette ville, dont la citadelle construite sur un éperon rocheux de 350 mètres avec ses fortifications servant de refuge à la population en cas de danger (source A. Kuen), aurait dû être pratiquement imprenable (voir Lettre à l'Église de Sardes : cité de Sardes). Elle fut pourtant investie deux fois. Dans les deux cas sa conquête put avoir lieu par suite d'une négligence (la même à chaque fois) et  par suite aussi de la trop grande assurance de ses habitants. Ces derniers étaient tellement convaincus de leur salut qu'ils se laissèrent surprendre.

Ainsi ils sommeillaient comme l'Église de cette ville quelques siècles plus tard !

 

 

 

 

 

 

 



24/02/2016
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