Jesus le Fils de Dieu

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La lettre à l'Église de Sardes (2/4)

 

images.jpg Les sept Églises de l'Apocalypse

leur caractère, leur manquements

 

 

                                                             La lettre à l'Église de Sardes  (2/4)

 

 

Le reproche du Seigneur :

 

Apoc. 3/ 1c : " Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort."

 

À la différence des précédentes Églises, qu'il nous a été donné de découvrir, l'Église de Sardes ne semble menacée ni par des persécutions (Smyrne), ni par une hérésie doctrinale (Pergame), ni par des faux docteurs qui essayeraient de la circonvenir (Thyatire).

Un trop grand manque d'épreuves n'est pas de bon augure pour la santé spirituelle de l'Église et des Chrétiens en ce sens que, lorsque tout va trop bien, on a tendance à "s'endormir". Cette déclaration qui peut sembler surprenante et que, cependant, bien des enfants de Dieu pourront confirmer, trouve son fondement dans divers textes de la Bible.

Pour tenter d'étayer cet argument considérons 2 textes bibliques (ils ne sont pas les seuls) :

A )  Jacques 1/ 1-4 : " Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut !

Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l'épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien."

 

Suivons, à présent, les commentaires de John MacArthur au sujet de ces propos : " Le mot "épreuves" désigne ici les inquiétudes et les soucis susceptibles de briser la paix, la consolation, la joie et le bonheur dans la vie du chrétien. Le verbe tiré de la même racine signifie "tester quelqu'un ou quelque chose", dans le but de révéler la nature de cette personne ou la qualité du produit. Dieu nous soumet au test de la souffrance pour éprouver -- et augmenter -- la puissance et la qualité de la foi, démontrant ainsi sa validité. Chaque épreuve devient un test pour renforcer la foi du croyant : s'il échoue en réagissant selon la chair, l'épreuve devient une tentation ou une sollicitation à commettre le mal."

Quant à la patience, évoquée aux versets 3 et :

"Patience"  : Une meilleure traduction serait "endurance" ou "persévérance". Au travers de l'épreuve, le chrétien apprend à supporter avec persévérance les souffrances qu'il endure et, de surcroît, à chérir les bénéfices qu'il pourra en retirer jusqu'à ce que Dieu y mette un terme au temps fixé d'avance."

 

Jacques 1/4 : " Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien."

Ce verset biblique résume à lui seul le but de l'épreuve voulue et envoyée par Dieu.

 

B ) Autre texte :

2 Corinthiens 12/10 : " C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort."

Ici, l'apôtre Paul ne retire pas lui-même du plaisir à être dans de telles circonstances. Il ne se conduit pas en "masochiste", comme on pourrait le penser. Il ne se considère pas, non plus, adepte de telle ou telle religion. Les situations qu'il dépeint dans ce verset ne sont pas le résultat d'actions menées de sa propre volonté. Ces situations, qu'a bien connues Paul pour les avoir souvent traversées, ne sont ni volontaires ni le fruit de ses imprudences lorsqu'il les évoque. Elles sont envoyées par Dieu, peut-être parfois à la suite de quelques erreurs de sa part mais, surtout, elles sont destinées à le faire avancer encore plus dans la foi et, finalement, le fortifier, "permettant ainsi à la puissance de Christ d'être révélée en lui" (selon John MacArthur). Et cela l'apôtre l'a bien compris lorsqu'il déclare se plaire en de telles situations.

 

D'autre part nous pouvons aussi citer cette Parole de l'Éternel prise dans le Livre des Lamentations. L'auteur de ce Livre de l'Ancien Testament a écrit, poussé par Dieu : " Mais, lorsqu'il (l'Éternel) afflige,

Il a compassion selon sa grande miséricorde ;

Car ce n'est pas volontiers qu'il humilie

Et qu'il afflige les enfants des hommes."

(Lamentations 3/ 32-33).

 

À côté de la tranquillité dans laquelle l'Église de Sardes semblait baigner, la ville était également renommée pour la richesse de ses habitants et pour son passé historique (voir introduction sur l'Église de Sardes 1/4). Autant de circonstances pouvant être, non seulement un obstacle pour veiller (Luc 21/34), mais propres aussi à endormir l'Église, pouvant aller jusqu'à entraîner la mort spirituelle.

Cependant, si ce dernier danger guettait cette congrégation, nous n'en étions pas encore là et ce pour quelques raisons.

 

La mort spirituelle, que nous venons d'évoquer au paragraphe précédent, se caractérise, lorsqu'elle atteint son stade final, par un désintérêt total pour toute activité spirituelle. La personne atteinte par ce fléau n'éprouvera absolument aucun besoin de s'unir à Christ ni même de s'y référer. Le blasphème contre le Saint-Esprit évoqué par Jésus (Matthieu 12/ 31-33), puisqu'il s'agit de ce péché, que l'on peut qualifier de mortel (le seul : cf. 1 Jean 5/16), se présente dans deux cas seulement :

 

Ce sera le cas pour la personne qui, n'ayant jamais fait l'expérience de la grâce Divine, observe et maintient une attitude de refus face à cette grâce (cas des Pharisiens dans Matthieu 12/ 24-33) jusqu'au terme de sa vie sur terre, auquel cas (Hébreux 9/27 : " Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement,") il lui sera trop tard pour échapper à la seconde mort (Apocalypse 20/ 14-15).

Ce sera le cas aussi pour la personne qui, par un acte volontaire et librement consenti, se détourne ainsi du chemin du Salut qu'elle avait entamé et, de plus, recommence à se complaire dans ce qui l'avait tenue loin de Dieu annulant ainsi tout espoir selon Hébreux 10/ 26-27 : " Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrible du jugement et l'ardeur d'un feu qui dévorera les rebelles." et aussi 2 Pierre 2/ 20-22 : " En effet, si après s'être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s'y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. Car mieux valait pour eux n'avoir pas connu la voie de la justice, que de l'avoir connue et de se détourner du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi, et la truie lavée s'est vautrée dans le bourbier."

 

Dans le premier cas il s'agira de négligence doublée d'obstination.

 

Dans le second cas cet abandon de la foi (Hébreux 10/38 : " Et mon juste vivra par la foi ; mais s'il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.") provoqué par l'attrait du monde ou la convoitise dûe aux attirances charnelles, par exemple, prouveront, finalement, que le fondement qui avait été posé par cette personne fut construit non sur du "roc" mais sur du "sable" comme l'explique Christ en Matthieu 7/ 24-27, "et la ruine a été grande".

 

Cependant il convient, par Amour et par honnêteté, de dire que l'on ne perd pas si facilement le contact avec Dieu définitivement. La poursuite de l'étude de cette lettre va faire ressortir cela. La Patience que Dieu a éprouvée envers son peuple d'Israël (comme le démontrent les prophéties de l'Ancien Testament : le Reste qui sera sauvé : Romains 11), patience qui ne s'est pas éteinte jusqu'à présent (la parabole du fils perdu, ou prodigue, dans Luc 15/ 11-24, pour ne citer que ces deux cas, nous prouvent le grand Amour de Dieu pour Sa créature.

 

Bien sûr, il existe des limites à cette patience, selon l'Écriture. Ainsi, alors qu'Israël aurait du hériter du Sacerdoce Royal (voir Exode 19/ 5-6 et cf. 1 Pierre 2/9 pour la transmission de ce sacerdoce), "un reste seulement sera sauvé" (Romain 9/27). On peut aussi citer l'endurcissement fatal de Pharaon (Exode 7/13 ; 14/ 26-28 ; Romains 9/ 17-18) et l'avertissement que contiennent les précédents textes sur le blasphème contre le Saint-Esprit. Mais tant qu'un homme ou une femme éprouvent le besoin de rechercher la présence de leur Créateur ne serait-ce que par la religion, par  exemple, puisque, éteint l'Esprit, il ne reste plus que le rituel (cf. l'article sur " l'Église d'Éphèse " : qui avait abandonné son Amour pour Christ mais qui pratiquait le service religieux et à l'encontre de laquelle le Seigneur la prévient sans la frapper encore), une probabilité subsiste pour qu'un jour cette créature connaisse un réveil. ª

 

ª C'est le cas pour l'Église de Sardes pour laquelle le Seigneur, par ses admonestations et ses encouragements, démontre Son Amour dans le but d'en sauver quelques membres.

 

Évidemment plus cette personne se tient éloignée de Dieu en se fourvoyant dans une pratique qui n'est pas fidèle à l'Écriture qui, on le sait, est inspirée par le Saint-Esprit (cf. 2 Pierre 1/ 20-21 ; 2 Timothée 3/16) ou bien se maintient dans l'athéisme ou même dans la pratique d'une autre religion, plus ses chances s'estompent. Mais nous ne pouvons pas affirmer, nous vivants sur cette terre et ignorants du plan de Dieu la concernant, que tout soit perdu pour elle. *

 

* Cependant Dieu ne peut se renier et l'avertissement, tiré des Écritures, qui vient d'être exposé ne saurait être négligé.

 

En résumé lorsqu'une personne éprouve ne serait-ce que l'appréhension de finir en enfer on peut affirmer que rien n'est perdu pour elle tant que nous sommes sous la dispensation de la grâce. Si, à l'inverse, tous ces avertissements la laissent complètement indifférente, nous, nous déclarons qu'il y a danger (sans condamner). En effet Jésus n'est pas venu pour juger mais pour sauver (Jean 3/17). Mais nous affirmons qu'un jour il sera de retour pour le jugement (Apocalypse 20/ 11-15) ; faute de quoi l'objet de ces études serait vain.

 

Pour conclure l'Église de Sardes était en danger. En effet selon Romains 8/6 : " ... l'affection de la chair, c'est la mort, tandis que l'affection de l'Esprit, c'est la vie et la paix ;".., et si l'apôtre a écrit quelques versets plus loin que : (Romains 8/9b) : " Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.", c'est que le danger de la mort spirituelle n'en était pas moins présent pour certains puisque Christ constate dans cette lettre (Apocalypse 3/ 1c = voir au début de cette étude) que l'Église, dans sa grande majorité, est morte (donc sans l'Esprit).

  

 

     

 

  

 



24/02/2016
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