Jesus le Fils de Dieu

Jesus le Fils de Dieu

La miséricorde

" Heureux les miséricordieux , car ils obtiendront miséricorde ! "  (Matthieu 5/7) .

" Heureux ceux qui ont un cœur compatissant, sensible à la misère d'autrui, car Dieu aura aussi compassion d'eux ."  (Version Parole Vivante. A. Kuen) .

 

La miséricorde est fille de l'Amour, elle provient d'un cœur compatissant, rempli d'amour. D'ailleurs la Bible ne parle-t-elle pas de Jésus-Christ, le Fils de Dieu rempli d'Amour ?

Tout au long de son ministère il nous enseigne à vivre dans l'Amour, l'Amour pour Dieu et pour son prochain : Luc 10/ 27-28 : " Il répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même. Tu as bien répondu, lui dit Jésus ; fais cela, et tu vivras."

Et qui est mon prochain, relance un maître de la Loi ?

Voici la réponse du Seigneur : Luc 10/ 29-37 : " Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : Et qui est mon prochain ? Jésus reprit la parole, et dit : Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s'en allèrent, le laissant à demi-mort. Un sacrificateur, qui fortuitement descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l'ayant vu, passa outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu'il le vit. Il s'approcha, et banda ses plaies, en y versant de l'huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l'hôte, et dit : Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour. Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? C'est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit : Va, et toi, fais de même."

(voir aussi Marc 12/ 28-31).

En ce qui concerne ce bon Samaritain, il faut savoir que, d'une façon générale, les Samaritains étaient ennemis du peuple Juif.

Dans cette parabole Jésus nous enseigne donc à pratiquer l'Amour, la miséricorde dans des circonstances extrêmes : Matthieu 5/ 43-48 : "  Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi.¹ Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains n'agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens n'agissent-ils pas de même ? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait." 

¹ D'après la tradition établie par les docteurs de la Loi.

 

Bien repris dans l'Épître de Paul aux Romains : Romains 12/14 : "  Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas."  et plus loin en Romains 12/ 17-21 : "  Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. S'il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez point vous mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur (Deut. 32/35). Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s'il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant ainsi, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien."

Au sujet des "charbons ardents" (voir Proverbes 25/ 21-22), il s'agit du remords que peut éprouver celui qui, après avoir fait du mal, avoir calomnié, médit d'une personne, reçoit en retour de la part de sa victime, du bien au lieu du mal, de l'Amour, de la compassion.

En cela la miséricorde est fille de l'Amour, c'est sa démonstration, son effet pratique, dirons-nous.

 

L'antithèse de la miséricorde c'est le jugement.

 

Il est mal de juger autrui car nous-mêmes péchons aussi dans d'autres domaines, d'autres circonstances (1 Jean 1/8 : "  Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous." ). Examinons pour cela le texte de Jacques 4/ 11-12 : (11) "  Ne parlez point mal les uns des autres, frères. Celui qui parle mal d'un frère, ou qui juge son frère, parle mal de la loi et juge la loi. Or, si tu juges la loi, tu n'es pas observateur de la loi, mais tu en es juge. (12)  Un seul est législateur et juge, c'est celui qui peut sauver et perdre ; mais toi, qui es-tu, qui juge le prochain ?"

Remarquons le verset 11 : .." Celui qui parle mal d'un frère, ou qui juge son frère, parle mal de la loi et juge la loi. Or, si tu juges la loi, tu n'es pas observateur de la loi " : c'est à dire : " Tu ne la pratiques pas "

 Mais que nous dit Job 34/11 " Il (Dieu) rend à l'homme selon ses œuvres,

                                             Il rétribue chacun selon ses voies."

 Citons encore Jérémie 17/10 : "  Moi, l' Éternel, j'éprouve le cœur, je sonde les reins,

Pour rendre à chacun selon ses voies,

Selon le fruit des ses œuvres."

 

C'est à Dieu de juger l'homme pas à l'homme de juger son prochain. Celui qui juge son prochain transgresse les commandements de Jésus (voir plus haut Jacques 4/ 11-12).

Observons cet avertissement de Dieu : Romains 2/ 1-8 (version Parole Vivante) : " ( " Oui, quel abîme de méchanceté ", diras-tu peut-être.) Mais qui que tu sois, toi, mon ami qui t'ériges en juge², sais-tu qu'en parlant ainsi, tu prononces ta propre condamnation ? Car, tout en jugeant les autres, au fond, tu te conduis comme eux ! Or, nous savons que le jugement de Dieu s'exerce sur les faits et non sur l'apparence ; il punira, en toute justice, ceux qui agissent ainsi.

T'imaginerais-tu peut-être, toi qui t'arroges cette fonction de juge (et qui te comportes comme tout le monde), que le simple fait de condamner autrui te fera échapper à la sentence divine ? Prendrais-tu la générosité de Dieu à ton égard pour de la faiblesse ? Ou bien méprises-tu la bonté et la patience de Dieu ? Ne vois-tu pas qu'il retarde si longtemps son châtiment pour te donner le temps de te détourner de tes péchés ? N'as-tu donc pas compris que cette bonté de Dieu a comme seul but de t'inviter à changer ton attitude intérieure, de te pousser à la conversion ?

Au lieu de cela, tu te barricades derrière ta conduite soi-disant irréprochable. Prends garde de ne pas t'endurcir au point que ton cœur ne devienne incapable de se convertir ! Tu augmenterais sans cesse la colère divine inscrite à ton compte ; elle te serait payée en entier au jour de la colère et du jugement, lorsque Dieu dévoilera sa justice devant tous. Ce jour-là, il traitera chacun selon ce qu'il aura fait : chaque homme recevra ce que valent ses actes. Ceux qui, sans se lasser, ont cherché à bien faire, prouvant par là qu'ils tenaient à l'approbation divine et aspiraient  à la vie éternelle, ceux-là auront en partage la gloire, l'honneur et une vie impérissable. Les autres, par contre, qui n'ont pensé qu'à eux-mêmes, à la satisfaction de leurs ambitions et de leurs convoitises, se souciant fort peu de la vérité, les récalcitrants qui refusent d'obéir aux règles divines et s'abandonnent docilement au mal, seront frappés par la colère divine." 

² (Il s'agit ici de celui qui juge son prochain , non du juge professionnel qui a obligation de pratiquer la loi).

 

Selon Jacques 4/11-12 ("..tu juges la loi"..), si nous jugeons autrui nous nous mettons à la place de la loi, nous devenons loi pour celui ou celle que nous jugeons : .."  Un seul est législateur et juge, c'est celui qui peut sauver et perdre ; mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain ?" 

Dieu est Amour, il prend plaisir à la miséricorde :

Matthieu 9/13 : "  Allez, et apprenez ce que signifie : je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs."

Osée 6/6 : "  Car j'aime la miséricorde et non les sacrifices,

                  Et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes." *

* Sacrifices d'animaux que l'on offrait à Dieu dans l'Ancienne Alliance 

 

voir aussi Osée 6/ 6-8 et suivants .

Dieu fait grâce à ceux qui sont miséricordieux, nous l'avons vu Matthieu 5/17) !

 

Et enfin citons Jacques 2/ 12-13 (version Parole de Vie) : "  Parlez et vivez comme des gens qui vont être jugés par une loi qui rend libre. Oui, au moment du jugement, il n'y aura pas de pitié pour ceux qui n'ont pas eu pitié des autres. Mais même quand Dieu juge, il est plein de pitié." (autrement dit "prenez exemple sur Dieu qui est plein de miséricorde").

En effet l'homme ayant été fait à l'image de Dieu (Genèse 1/26 ;5/1), il nous appartient donc de faire preuve de miséricorde, nous aussi, car nul n'est infaillible , d'une part et, d'autre part, la miséricorde est une preuve d'Amour et cela est agréable à Dieu.

Soyons miséricordieux envers notre prochain, pour cela il nous faut pardonner comme Dieu nous a pardonné :

Matthieu 18/ 23-35 : "  C'est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs. Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents º. Comme il n'avait pas de quoi payer son maître ordonna qu'il soit vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu'il avait, et que la dette soit acquittée. Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit : [Seigneur], aie patience envers moi, et je te paierai tout. Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette. Après qu'il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l'étranglait, en disant : Paie ce que tu me dois. Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant : Aie  patience envers moi, et je te paierai. Mais l'autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu'à ce qu'il ait payé ce qu'il devait. Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s'était passé. Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit : Méchant serviteur, je t'avais remis en entier ta dette, parce que tu m'en avais supplié ; ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j'ai eu pitié de toi ?

Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux , jusqu'à ce qu'il ait payé tout ce qu'il devait. C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur."

 

º Dix mille talents représentait une somme considérable (plusieurs milliers de franc-or), à l'inverse, cent deniers étaient à peu près l'équivalent d'un peu plus de trois mois de salaire d'un ouvrier, c'est dire que la somme que devait cet homme au serviteur qui venait d'obtenir grâce était minime par rapport à ce que devait ce premier serviteur !

En application de cette parabole, le chrétien qui a obtenu grâce aux yeux de Dieu, recevant l'inestimable prix du salut, le pardon de ses péchés, la vie éternelle, a le devoir de pardonner à son prochain.



 

 

 



19/06/2017
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 40 autres membres